TITRE DU PROJET : Adaptation basée sur les écosystèmes des communautés vulnérables de la Région de Haute Guinée (AbE/HG)

N0 IDENTIFICATION PROJET : 00097080

LIEN AVEC LE CPD PNUD 2018 – 2022

Le projet est aligné sur le produit 2.5 du CPD PNUD « Les groupes les plus vulnérables ont des capacités accrues de résilience et d’adaptation aux changements climatiques ».

BUDGET : Total : 8 600 000 USD dont : FEM : 8 millions USD PNUD : 600 000 USD

BAILLEURS : FEM et PNUD

ZONE INTERVENTION

Région de Kankan :

Préfecture de Kouroussa (communes rurales de Cissela, Sanguiana, Banfélé et Douako )

Préfecture de Mandiana (Communes rurales de Kantoumanina et Dialakoro)

Région de Faranah :

  • Préfecture de Faranah (communes rurales de Beindou et Passaya)
  • Préfecture de Kissidougou (communes rurales de Sangardo, Albadariah et Gbangbadou)

DURÉE : 2016-2022

BÉNÉFICIAIRES/CIBLES

50 000 personnes dont 25 500 femmes (soit 51%) sont considérées comme les bénéficiaires directs du projet parmi les 262 000 habitants des 11 communes rurales sélectionnées comme sites de projet

PARTENAIRES DE RÉALISATION

Ministères en charge de l’Environnement, de l’Hydraulique, de l’Agriculture, de l’Elevage, de la Coopération, des Finances, de la Pêche, du Plan, de la Décentralisation, des Transports, de la Recherche scientifique, Organisations de la société civile

CONTEXTE ET JUSTIFICATION

La Guinée est divisée en quatre régions : la Basse-Guinée (ou Guinée maritime), la Moyenne-Guinée, la Haute-Guinée et la Guinée forestière. Les régions sont basées sur les caractéristiques biophysiques, notamment le climat et la végétation, mais aussi sur des caractéristiques culturelles dominantes. Avec une forme allongée sur l’axe nord-sud, le pays se trouve à la « frontière » sud de la zone de transition entre le Sahel sec et le mouillé, la ceinture de forêt tropicale qui prédomine dans les pays côtiers du Golfe de Guinée. Certains endroits en Guinée maritime ont jusqu’à 4 000 mm de précipitations par an, tandis que l’intérieur plus sec n’en a que 1 000 mm max. Les températures moyennes sont également très contrastées, principalement en raison de l’effet de l’altitude. Le climat est naturellement variable, comme il est de mise en Afrique de l’Ouest, en raison des effets du forçage océanique. Pourtant, cet effet est moins prononcé en Guinée que dans les pays du Sahel, plus au nord.

Les prévisions de changement climatique dans le PANA (2007) montrent une forte diminution des précipitations (-31 % par rapport à la moyenne actuelle d’ici à 2050) et une augmentation modérée de la température, entre +0,5 °C et +4,8 °C (dans un scénario global de 4,5 °C en moyenne d’ici à 2100). En revanche, les scénarios les plus récents et spécifiques pour le bassin du Niger en Guinée extraits du portail climatique de la Banque mondiale prédisent des changements marginaux dans la moyenne des précipitations (positive, négative ou inchangée) et de légères augmentations de température. Les modèles de changement climatique mis à l’échelle impliquent, cependant, un niveau plus élevé d’incertitude dans les prédictions. Certains auteurs recommandent aux praticiens d’utiliser des modèles imbriqués pour la région et le pays, mais ceux-ci sont encore en cours de développement. Dans tous les cas, le PANA souligne que la Haute-Guinée, ainsi que la Guinée maritime et la Moyenne-Guinée, sont les régions du pays les plus sensibles aux impacts négatifs du changement climatique. Selon les indicateurs de vulnérabilité présentés dans le PANA, la Région de Haute-Guinée, avec le bassin supérieur du fleuve Niger, est le point géographique central de ce projet pour lequel une approche fondée sur les écosystèmes a été mise en priorité.

OBJECTIF GLOBAL

L’objectif du projet est de réduire la vulnérabilité des communautés locales du bassin supérieur du fleuve Niger aux risques supplémentaires posés par le changement climatique et renforcer leur résilience de manière générale à travers une approche axée sur les écosystèmes qui se concentre sur les bassins versants, les pratiques d’utilisation des terres et la capacité d’adaptation.

OBJECTIFS SPÉCIFIQUES

  • Réduire la vulnérabilité aux effets pervers du CC et notamment de la variabilité du climat, aux échelles locale, nationale, régionale et mondiale;
  •  Renforcer la capacité d’adaptation pour faire face aux impacts du CC, notamment à la variabilité du climat aux niveaux local, national, régional et mondiale.

PRINCIPAUX RÉSULTATS ATTENDUS

COMPOSANTE 1 : Renforcement de la résilience des communautés vulnérables face au changement climatique dans des sites sélectionnés à travers l’approche basée sur les écosystèmes.

  • Résultat 1.1 : L’aménagement adaptatif du paysage au climat pour la résilience dans la zone du projet est effectué suivant une approche dynamique et participative ;
  • Résultat 1.2 : L’architecture institutionnelle pour la mise en œuvre du plan d’adaptation du paysage au Climat découlant du Résultat 1.1, est renforcée à travers la formation et les partenariats à établir pour le supporter, en particulier au niveau local ;
  • Résultat 1.3 : La réhabilitation adaptative des Bassins versants au climat est réalisée dans les sites vitaux du sous bassin du Haut Niger, à partir de l’étude de base des investissements limités des bassins versants qui sont très souvent climatiquement « vulnérables »;
  • Résultat 1.4 : Les pratiques d’utilisation des terres sont adaptées pour faire face aux défis du changement climatique dus à des écosystèmes résilients graduellement dégradés de façon générale.

COMPOSANTE 2: Renforcement des capacités et des systèmes d’informations pour l’intégration de l’adaptation au changement climatique au sein    des plans de gestion national, régional, local, des politiques et des pratiques.

  • Résultat 2.1 : La gestion des risques climatiques et la résilience sont intégrées dans la planification et la budgétisation de la GRN conduites par les ministères, préfectures et sous-préfectures concernés en Haute Guinée ;
  • Résultat 2.2 : Un système d’information géographique pour le Haut Bassin du Niger est établi et maintenu grâce à un partenariat fonctionnel ;
  • Résultat 2.3 : Les stations météorologiques de Faranah, Kouroussa sont réhabilitées et sont capables de disséminer des produits d’alerte précoce pour évaluer les données climatiques existantes et nouvelles ;
  • Résultat 2.4 : Les bénéfices écologiques, économiques et sociaux (générés par le projet) sont documentés dans la zone cible à travers l’apprentissage et le feed back utilisant le modem, des moyens de communication novateurs adaptés localement.

PRINCIPALES ACTIVITÉS

  • Mettre en place une banque de données climatiques et socioéconomiques informative et fiable sur l’évolution des capacités communautaires d’adaptation ;
  • Mettre en place un Système de Suivi-Evaluation géoréférencé des réalisations du projet pour suivre l’évaluation de l’évolution des performances en matière de capacités d’adaptation ;
  • Elaborer et mettre en œuvre un programme de Sensibilisation, Formation, Information et Communication Environnementale (SFICE) d’Adaptation ;
  • Restaurer la couverture végétale des écosystèmes (têtes de sources vulnérables, berges, bassins versants, méandres critiques, terres dégradées des zones humides) ;
  • Promouvoir la lutte préventive contre les feux de brousse et mettre en place des forêts communautaires d’utilisation durable des ressources naturelles ;
  • Promouvoir l’entreprenariat rural pour la restauration et conservation des écosystèmes ;
  • Réduire les pressions des cultures sur brulis sur les ressources forestières ;
  • Réduire les pressions pastorales sur les ressources forestières et les conflits éleveurs agriculteurs ;
  • Promouvoir l’entreprenariat féminin dans la chaine des valeurs porteuses de croissance ;
  • Promouvoir la gouvernance inclusive d’adaptation intégrée aux effets adverses des risques climatiques sur les écosystèmes et les systèmes de production ;
  • Actualiser les plans communaux de développement avec une effective intégration de l’adaptation.

PRINCIPALES RÉALISATIONS

  • Un plan prioritaire d’adaptation au paysage contenant 16 microprojet est élaboré et sa mise en œuvre effective a démarré depuis 2018 ;
  • Quatre (4) plateformes institutionnelles préfectorales impliquant 80 s dont 24 sont des femmes (30%) représentants les parties prenantes (services techniques déconcentrés, décentralisés, les autorités locales, les ONG et les Organisations Socio-Professionnelles) sont mises en place et des décisions portant sur leur création, organisation et fonctionnement sont signées par les Préfets des quatre préfectures ;
  •  Deux (2) session de formation de 82 sur 104 prévus décideurs des 6 secteurs les plus vulnérables au plan régional, préfectoral et communal sur la planification et la gestion axée sur les résultats au profit dont 44 à Kankan et 38 à Faranah.
  • 33 têtes de sources vulnérables sont restaurées à travers, la mise en défens, la plantation de 37,31 ha avec 73 115 plants dont 9715 fruitiers, 38 116 forestiers et 25 284 souches de vétivers et 49,5 km de cordons pierreux végétalisés avec 9914 souches de vétivers le long des courbes de niveaux ;
  • 404,29 eq ha de méandres critiques très dégradés sont restaurés à travers des mises en défens, semis direct, régénération assistées, plantation fruitières et forestières ;
  • 4 magasins de stockage et 4 abris plateformes sont construits pour la promotion de l’entreprenariat féminin dans la chaine des valeurs porteuses de croissance ; 
  • 492,2ha (317,42ha dans la Région de Kankan et 174,78 ha dans la Région de Faranah) de berges des cours d’eau sont réhabilitâtes par des mises en défens, semis direct, régénération assistée et plantation pour une réduction des érosions +et la prévention des inondations par un accroissement de l’infiltration.
  • 12 mares situées dans les deux (2) zones humides classées sites Ramsar sont restaurées par des actions de reboisement, semis direct, d’installation des dispositifs antiérosifs en cordons pierreux et ou en lignes de vétivers sur un cumul total de 109 ha (35,5ha dans la Région de Kankan et 73,50 ha dans la Région de Faranah) ;
  • 42 ha de périmètres maraichers (22,87ha pour la Région de Kankan et 19,13 ha pour la Région de Faranah) sont aménagés au profit de 25 groupements féminins regroupant 350 membres et une union de groupements maraichers de 3115 membres. Ces périmètres intègrent les pépinières communautaires ;
  •  55 ha de plaines et bas-fonds sont en cours d’aménagement dans la région de Kankan :
  • 22 Forêts Communautaires couvrant une superficie totale de 908.35 ha FC ha de zones forestières communautaires vulnérables aux feux de brousse « hotspots climatiques » autour du Parc National du Haut Niger intégrant la Forêt classée de Mafou pour la protection des 90,000 ha. Ces forêts disposent des plans de gestion concertés en cours de mise en œuvre et une attestation de reconnaissance signé par le Directeur National des Eaux et Forêts ;
  • Promotion de l’entreprenariat rural pour la professionnalisation de l’apiculture sans feu à travers la production et l’utilisation de 762 ruches kenyanes ;
  • 16 Plans de Développement Local (PDL) de projet sont actualisés avec une effective intégration des stratégies et actions prioritaires d’adaptation aux effets adverses des risques climatiques ;
  • Rénovation et ’équipement des bâtiments servant de bureaux aux stations météorologiques en plus du renforcement de l’équipement météorologique par la mise en place de 16 stations météorologiques dont : 5 stations météorologiques synoptiques pour chacune des Préfectures de Kankan, de Mandiana et de Kouroussa et 11 mini-stations installées dans les onze (11) communes rurales et sont sécurisées avec une clôture grillagées. 14 sur 16 sont fonctionnelles.
  • Un total de 4 Unités Pastorales (UP) de 200 ha (soit 50ha par UP) sont en cours d’aménagement à travers la sécurisation, la réalisation des forages et l’aménagement des abreuvoirs ;
  • 299,5 ha hectares de terres agricoles dégradées sont réhabilités de manière participative avec des actions agroforestières intégrant des fruitiers forestiers, haies-vives.
  • Promotion de l’entreprenariat rural pour la professionnalisation des métiers de pépiniéristes pour la durabilité des actions de reboisement et la création d’emplois verts à travers la mise en place de 22 pépinières privées et communautaires ayant permis la production de 339 750 plants dont 51 559 fruitiers ;
  • La promotion des foyers améliorés concernant la formation de 2528 femmes et 22 artisans, la confection d’un cumul de 5 719 foyers en banco utilisés par 2 178 ménages ;
  • Promotion du biocharbon à travers la formation de trois (3) artisans pour la fabrication des cheminées et la formation de trois groupements féminins de 90 membres pour la fabrication du biocharbon dans les communes de Beindou, Passaya et la commune urbaine de Faranah.

COMPOSITION DE L’ÉQUIPE DU PROJET

Unité de Gestion à Kankan

  • Coordinateur National
  • Ingénieur National
  • Gestionnaire Base de données
  • Expert Génie rural
  • Assistants Administratifs et financiers (2)
  • Coursier
  • Chauffeurs (2)
  • Volontaire International (1) basé à Conakry
  • Niveau Terrain (4 préfectures) Secrétaires techniques préfectoraux (4)

CONTACTS

Mamadou Ciré Camara, Chargé de programme

Email : mamadou.cire.camara@undp.org

Tel : +224 622 02 94 74

Djiramba Diawara, Coordonnateur National

E-mail : djiramba@yahoo.fr

Tel : +224 628 30 00 48

Thierno Ibrahima DIALLO, Ingénieur National

E-mail : thiernoibrahima.diallo@undp.org Tél : +224 622 07 41 49,