PROJET GIRN-PBF

La première session du comité de pilotage (COPIL) du Projet de « Gestion Intégrée des Ressources Naturelles dans le Paysage du Bafing Falémé (GIRN-PBF) » s’est tenue vendredi, 11 septembre 2020 en visioconférence.

Le comité de pilotage est un espace d’échanges et de partage permettant de valider les choix stratégiques, d’améliorer le suivi, les résultats et les acquis de la période d’exécution d’un projet et d’examiner les contraintes, opportunités et perspectives pour les phases suivantes.

Plus d’une trentaine de participants ont pris part aux travaux de cette première réunion du COPIL du Projet GIRN-PBF, qui avait pour but d’examiner et de s’approprier davantage des concepts « de Gestion intégrée des ressources naturelles, de gestion de paysage », de valider le Plan de travail annuel (PTA 2020 notamment pour le second semestre) proposé par l’Unité de gestion ainsi que la mise en place du bureau du Comité de Pilotage du projet.

Pour Mamadou Ciré Camara, Chargé de Programme Environnement et Développement Durable du PNUD, « ce projet vient en appui à toutes les problématiques identifiées dans la zone, y compris l’activité minière, la construction de trois barrages hydroélectriques et le plus grand réservoir de concentration de Chimpanzés d’Afrique de l’Ouest. C’est pourquoi, il est d’une grande importance que les membres du comité de gestion du projet, proposent une approche stratégique solide pouvant permettre d’atteindre les objectifs fixés. Nous espérons qu’avec le leadership et l’orientation stratégique de ce Comité de pilotage, nous obtiendrons un résultat ambitieux pouvant permettre d’être au rendez-vous du bilan dans 6 ans. »

Financer par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) GEF à travers le fonds STAR (Système Transparent d’Allocation des Ressources) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ONU Développement à hauteur de 8 000 000 USD, l’objectif du projet est de promouvoir une gestion intégrée et durable des ressources naturelles en introduisant une approche paysagère, en créant et opérationnalisant une grappe d’aires protégées (parc national de Moyen-Bafing, réserve faunique et forêts communautaires) le long des cours d’eau Bafing et Falémé, et en établissant des écovillages autour des aires protégées.

Présidant l’ouverture des travaux, Seydou Bari Sidibé, Secrétaire Général du Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts, a indiqué que « la lutte contre le changement climatique, la déforestation, la dégradation des terres et de la diversité biologique, est une priorité nationale inscrite au programme de société prôné par le Président de la République. Le présent projet est une illustration de cette volonté politique et doit contribuer à ce titre à la préservation, la protection et l’utilisation rationnelle des ressources naturelles avec la participation pleine et entière des collectivités locales bénéficiaires ».

Le projet contribuera surtout à réduire les menaces sur les ressources naturelles dans le paysage du Bafing-Falémé en appuyant les communautés villageoises à développer et investir dans de nouvelles formes d’accès à l’énergie durable, l’utilisation plus efficiente de l’énergie ; améliorer leurs moyens de subsistance et mener des activités génératrices de revenus basées sur la gestion intégrée et durable des terres et des ressources naturelles dont elles disposent. La mise en œuvre de ces activités devrait contribuer directement aux objectifs de développement durable notamment Éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde (ODD1),Éliminer la faim et assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle (ODD2), Développer une énergie propre et d’un coût abordable (ODD7) et Renforcer des mesures relatives à la lutte contre le changement climatique (ODD13).

Les bassins versants de Bafing et Falémé abritent la plus grande population de Chimpanzés en Afrique occidentale. En plus de son potentiel agricole élevé, le bassin dispose d’un sous-sol très riche en or, bauxite et calcaire.

Le paysage de Bafing-Falémé possède également des atouts considérables pour le secteur du tourisme comme la culture, l’art, la flore et la faune. Le développement d’un tourisme durable transfrontalier offre une opportunité inégalée de contribuer à la mutation vers une économie verte et de tirer des bénéfices socio-économiques des avantages de la biodiversité.

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